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  • lephemeredebourgog

La session chalonnaise du RISE-FESTIVAL en mots et en images

La toute première édition du RISE-Festival France, co-organisée par L'Ephémère de Bourgogne, a eu lieu hier soir au Cinéma Axel de Chalon-sur-Saône. Avec une centaine de participants.




Pour une toute première fois, ce fut un joli succès. Un joli succès qui nous encourage à continuer, à proposer l'année prochaine des courts-métrages de qualité, qui évoquent nos passions, tout en insistant sur la nécessité de préserver cet environnement sans lequel il n'est point de partie de pêche digne de ce nom, ni d'élévation de l'esprit, encore moins d'accomplissement.




Avant la projection de 8 courts-métrages inédits, tous réalisés en dehors des circuits commerciaux et presque tous avec l’aide financière du RISE-FESTIVAL, Pierre Portmann a présenté le RISE-FESTIVAL, qui fête cette année ses dix années d’existence en France.


Un festival, deux objectifs majeurs


Après avoir chaleureusement remercié L’Ephémère de Bourgogne, « havre de paix en terre morvandelle où il [est] possible de pêcher de la truite, du brochet et du Black Bass », dont la « démarche n’est pas mercantile » et « rejoint celle du RISE », Pierre Portmann a félicité Anthony Thomas, collaborateur chez Decathlon Chalon, pour son implication sans faille en faveur de l’implantation du RISE-FESTIVAL à Chalon-sur-Saône.


Pierre Portman (à gauche)

Il a ensuite présenté le RISE au public : « C’est une équipe de 6 bénévoles, passionnés d’image et de pêche, et surtout dévouée à la protection des milieux ». (Lire ICI par ailleurs). « Cette année, nous assurons 25 dates, pour un total de 3 000 spectateurs environ, avec une organisation expérimentale à destination des scolaires », a-t-il précisé.


En dehors de cet objectif de sensibilisation de toutes les générations, notamment des plus jeunes, à la nécessité de protéger l’environnement dont les pêcheurs sont les sentinelles vigilantes, le RISE cherche à « aider les cinéastes amateurs ». Une partie des bénéfices est en effet consacrée au financement de productions cinématographiques françaises. Cette année, le RISE a ainsi « subventionné 3 films ». Pour ceux qui seraient intéressés par ce coup de pouce financier, les modalités précises d’obtention d’une aide se trouvent sur le site internet du RISE-FESTIVAL.


Une programmation en phase avec les enjeux actuels, écologiste et humaniste


Last, but not least, Pierre Portman a présenté la programmation de cette Xème édition.




Sur 15 films proposés à l’équipe du RISE mais seulement 8 films ont eu les honneurs du RISE. Sur ces 8 films, 7 étaient « made in France ». Ils ont tous en commun de faire voyager et d’interroger le rapport des pêcheurs – mais aussi des non-pêcheurs – au monde, à l’environnement, à la nature.


Qu’il s’agisse de l’importance du « catch and release » dans une rivière de Norvège (Gaula), de l’histoire d’une goutte d’eau (ADN) ou de ce que les pêcheurs peuvent faire pour préserver les écosystèmes aquatiques (Les sentinelles au chevet des rivières) ou transmettre les bonnes pratiques (Transmission), la plupart des court-métrages alertaient en effet sur la fragilité des milieux prisés des pêcheurs, sur fond de paysages grandioses.



D’autres, quant à eux, insistaient sur cet esprit commun à l’immense majorité des pêcheurs, un mélange d’admiration pour le sauvage (Blanc), de fraternité et de convivialité.


Tous, sans exception, faisaient honneur au cinéma. Avec une mention spéciale pour ADN dont l’excellente photographie en noir et blanc, l’esthétique élégante, la force d’un propos paradoxalement transmis sans parole, a marqué les membres du public qui, après la projection, se sont retrouvés autour d’un verre de l’amitié.



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